BUEA, LE CHEF-LIEU DE LA RÉGION DU SUD-OUEST A ABRITE LA 1ERE DESCENTE SUR LE TERRAIN DE LA COMMISSION NATIONALE POUR LA PROMOTION DU BILINGUISME ET DU MULTICULTURALISME

Les membres de la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme, plus le Secrétaire Général Dr CHI ASAFOR Cornelius, conduits par le Président S.E Peter MAFANY MUSONGE ont séjourné à Buéa du 24 au 27 avril 2018, dans le cadre d’une mission d’écoute des populations de cette région du pays.

La mission a débuté par une cérémonie solennelle le mercredi, 25 avril 2018 à l’Hôtel de Ville de Buéa. La forte participation des populations démontrait l’intérêt que suscitait cette rencontre. Les populations du Sud – Ouest attendaient avec un intérêt particulier la mission d’écoute de la CNPBM dans leur région. La salle des actes de l’Hôtel de Ville de Buéa, pleine à craquer, le démontrait à suffisance.

S.E. Peter MAFANY MUSONGE a d’abord rappelé aux participants que dans sa volonté permanente de résoudre les problèmes de ses compatriotes, et suite aux revendications de certains concitoyens du Nord – Ouest et du Sud – Ouest, Le Président Paul BIYA a créé la CNPBM le 23 janvier 2017. Une commission qui a pour mission de travailler pour la Promotion de Bilinguisme et du Multiculturalisme en vue de maintenir la paix au Cameroun, consolider l’unité nationale et renforcer notre volonté de vivre ensemble. il a souligné que la mission de la CNPBM, ne peut pas être actuellement accomplie entièrement sans la collaboration et l’implication de tous les Camerounais, au regard de ce qui se passe dans les deux régions anglophones du pays. Certains citoyens, camouflés derrière des revendications légitimes d’autres compatriotes commettent des atrocités. Une situation qui perturbe l’équilibre socio – économique. Des êtres humains sont tués, des biens privés et publics détruits et des citoyens abandonnent leurs maisons. Le Sud – Ouest voit son capital politique, économique et culturel détruit a succinctement déclaré le Président de la CNPBM. Les enfants ne vont plus à l’école dans certaines localités, les constructions des routes sont abandonnées. La situation est critique et se dégrade dangereusement.

La CNPBM est descendue à Buéa pour écouter les citoyens: parler sans peur ni contrainte ; s’exprimer sur leur vision du Bilinguisme, du Multiculturalisme et le Vivre Ensemble tout en donnant leur point de vue sur les défis concernant ces sujets dans notre pays a relevé le Président Peter MAFANY MUSONGE. La mission vise également à identifier les facteurs qui peuvent constituer des obstacles à notre Vivre Ensemble tels que le tribalisme, le repli communautaire et le non-respect des opinions des autres citoyens.

Séance tenante, la parole a été passée aux participants. Sans peur, sans réserve aucune, les intervenants ont parlé des frustrations par rapport au Vivre Ensemble :  selon que l’on est francophone ou anglophone, on rejette l’autre; la langue française domine l’anglais dans les services publics ; l’incompréhension entre fonctionnaires francophones affectés dans le Sud – Ouest avec les populations locales ; les tracasseries policières ; ils ont également déploré la situation économique en dégradation à cause de la fermeture des industries qui existaient dans la zone.

Il a été proposé que les écoles bilingues n’aient pas de section francophone ou anglophone à part, mais que les enseignements se fassent indifféremment dans les deux langues. Un autre souhait a été que le Président de la République descende sur le terrain rencontrer ses frères, sœurs et enfants.

Les travaux se sont poursuivis à Mountain Hotel de Buéa par des audiences du Président Peter MAFANY MUSONGE et les écoutes au sein des 3  groupes de travail  créés: Bilinguisme, Multiculturalisme et Vivre Ensemble, animés par les membres de la CNPBM.

Les suggestions à l’issue des travaux portaient sur la demande d’un dialogue franc et sincère afin de trouver une solution définitive à la crise anglophone ; la décentralisation du pouvoir politique et économique afin de faciliter la création des emplois ; trouver des solutions facilitant le retour dans les villages des populations réfugiées dans les forêts. Et principalement, que le gouvernement fasse tout pour rétablir la sécurité dans la région. La mission de la CNPBM se poursuivra dans les autres régions du Cameroun.

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